06/06/2021

Exercice de peinture potentielle : rendre abstrait un tableau figuratif et figuratif un tableau abstrait.









 

L'ANAPICTE

 PORTRAIT ANAPICTIQUE DE PAUL FOURNEL



L’ANAPICTE, en référence à l’anagramme, est une nouvelle contrainte oupeinpienne de la famille des MULTIPLICATEURS DE LECTURE, qui consiste à styliser puis «séquencer » une image en n segments (ici 30) que l’on recombine de façon à obtenir une autre image (ou plusieurs, le TANGRAM, avec ses possibilités illimitées, apparaissant alors comme une sorte d’horizon indépassable de l’art de l’anapicte)

25/04/2020

Visite virtuelle de l'exposition
 L'OUPEINPO EN VIENT AUX MATHS
confinée à la bibliothèque de l'Institut Henri Poincaré à Paris
jusqu'à ...

02/12/2019



UN LIVRE D'ART POUR OLIVIER O. OLIVIER

ça n'est pas si souvent qu'un oupeinpien a l'honneur d'une publication que l'on peut trouver sur les étagères des rayons Beaux-arts de nos librairies favorites. C'est le cas désormais pour Olivier O. Olivier avec cette somptueuse somme éditée par Les Cahiers Dessinés.
 Des textes de Philippe Garnier, de Sarah Olivier et d'Olivier lui même accompagnent de nombreuses et superbes reproductions.
L'apport d'Olivier à l'oupeinpo ne se limite pas à la Pictée qu'il inventa; outre ses paysages tournoyants, qui firent l'objet d'un précédent article de ce blog ( Déplacement du support au cours de la copie), il reste des pistes ouvertes par lui, que l'oupeinpien du futur serait bien inspiré d'explorer: les vases dont les fleurs sont remplacées par des sardines ou des calamars,  les natures mortes aux fruits empilés, ou encore les éléphants démembrés vont au delà du surréalisme subjectif et taquinent subtilement l'idée de contrainte.

04/02/2018

Les Cent Fleurs de l'Oupeinpo



Les Cent Fleurs
Jacques Carelman et l’Oupeinpo
« Que cent fleurs s’épanouissent ! que cent écoles de pensée surgissent ! » avait ordonné le Grand Timonier à quelques centaines de millions de Chinois. Plus modeste, l’Oupeinpo dit aux artistes (nettement moins nombreux que les Fils du Ciel !) : « Que cent écoles d’art fleurissent ! »
Ainsi, tel l’astronome Le Verrier prouvant par la seule puissance de son raisonnement et de ses calculs, l’existence de la planète Neptune, jusque-là inconnue, l’Oupeinpo a découvert une centaine d’écoles d’art inédites.
Fait unique dans l’histoire de l’art, l’Oupeinpo a nommé et décrit les caractéristiques de ces cent écoles avant qu’elles ne fassent leur apparition !
Lorsqu’on songe que les dénominations de certaines écoles du passé comme l’impressionnisme, le fauvisme ou le cubisme sont nées des sarcasmes et des lazzis de leurs détracteurs ou de la boutade d’un critique, on est frappé par la rigueur scientifique de l’Oupeinpo qui a abouti, après plus de deux ans de recherches, à la découverte d’idées artistiques totalement inconnues, et à leur dénomination parfaite.
La méthode utilisée pour révéler ce bouquet unique a été la confection d’un tableau de dix cases sur dix.
Cinq parmi les principaux éléments constitutifs d’une œuvre d’art plastique : le support, le matériau, le graphisme, le volume, la couleur, et cinq opérations mathématiques ou autres choisies parmi une infinité : la symétrie, l’addition, la soustraction, la tangence, le mouvement, ont été placés à la suite les uns des autres en abscisse et en ordonnée. Il suffisait alors de lire la case correspondant au croisement des lignes et des colonnes pour trouver une école nouvelle rigoureusement nommée, comme par exemple le chromo-additionnisme, le tango-cinétisme ou le symétro-graphisme (qu’il ne faut surtout pas confondre avec le grapho-symétrisme !)
La tendance ou la profession de foi de chaque école est alors limpide : les chromo-additionnistes additionnent des couleurs, les tango-cinétistes ne rêvent que de faire mouvoir les tangences, les symétrographistes savent qu’il n’y a d’art que dans l’acte de dessiner des symétries (tandis que les grapho-symétristes tiennent pour l’acte de symétriser des graphismes…).
Ces différentes écoles se sont révélées, comme celles de l’histoire de l’art traditionnelle, d’un intérêt très variable, tantôt très riches, tantôt franchement banales ou médiocres, tantôt impossibles ou relevant du pur imaginaire, mais toujours chargées d’une grande potentialité.


21/11/2017

Tristan Bastit

Tristan Bastit vient de nous quitter.

Il était entré à l'oupeinpo en 1985, et y avait déployé une vaste fécondité, bien perceptible dans l’ouvrage collectif Du potentiel dans l’art (Seuil, 2005 v.) mais aussi dans le bulletin mensuel des Séances de l’Oupeinpo qu’il publia du 12 octobre 1997 au 10 juin 2000 . 

Depuis 2011 cependant, il s'était éloigné de nous et ne participait plus à nos réunions et manifestations.
Croix rouge , (avec Philippe de Champaigne) est un exemple de "Déchirement" ,'une contrainte que Tristan avait théorisée en 1998    

05/06/2017

Le Morpion Pictural d'Argentat

 Le Morpion pictural d'Argentat sera exposé à partir du 13 juin 2017, et pour une semaine, à la librairie L'Autre Livre Paris 5° en complément à l'exposition et publication évoquée plus bas .
 ( Images de la vidéo Sylvain Golvet )

14/01/2016

Un plagiaire par anticipation : Kuniyoshi



L’exposition consacrée à Kuniyoshi Utagawa au Petit Palais n’a pas seulement révélé à un vaste public, dont votre serviteur, l’œuvre d’un maître moins vu par ici que Utamaro ou Hokusaï, elle a aussi démontré que ce démon de l’invention graphique avait intégré l’oupeinpisme à son gigantesque travail (près de 12 000 estampes).

Assez traditionnels sont les têtes – ou les crânes dans l’estampe jointe – composés de corps ou d’autres formes – ici, des chats. Arcimboldo utilisait des fruits, des légumes et autres.

> Kuniyoshi  : Gosuke Nozarashi, de la série « Les marques d’identification : la mode signée Kuniyoshi », vers 1845, 39 × 26,5 cm.

Connus également comme jeu graphique sont les compositions où des corps sont munis de membres multivalents, servant à plusieurs corps. Claude Berge nous en avait montré des exemples européens, dans les débuts de l’Oupeinpo.

> Kuniyoshi  : Quatorze corps qui en paraissent trente-cinq : tissu imprimé à vous empêcher de fermer l’œil, vers 1842, 26,5 × 39 cm.

Plus rares, me semble-t-il, sont ces figures dont l’ombre dessine une tout autre image. C’est certes le principe des ombres chinoises, mais il est ici utilisé avec une haute virtuosité et l’on peut, oupeinpiennement, en imaginer un usage multiplié : la même ombre pourrait être celle de toute une série de figures homologues. On aurait alors affaire, au plein sens du terme, à un multiplicateur de lecture.

> Kuniyoshi  : Benkei et bouffon, de la série « Jeux d’ombres », vers 1848, deux fois 39 × 26,5 cm.

> Kuniyoshi  : Pêcheur, crevette et coque, de la série « Jeux d’ombres », vers 1848, deux fois 39 × 26,5 cm.
Thieri Foulc